Soul Tears

Harajuku

le 07/04/2008 à 20h38

Je viens de retrouver l'adresse d'un boutique où j'ai souvent voulu aller, mais suite à quelques imprévus, ça n'a jamais pu se faire. T.T ("je connais le nom de la rue!" "Y'a un plan là-bas, va voir." <- je ne sais pas si vous avez déjà essayé de chercher le nom d'une rue sur un plan de Paris sans savoir dans quel coin se trouvait l'endroit recherché, mais c'est le meilleur moyen si vous avez envie de vous ridiculiser. XP)



Pour ceux que ça intéresserait:


"Harajuku comprend des vêtements et accessoires Visual Kei, punk, Gothic Lolita, sweet Lolita ainsi que des goodies ( Hello Kitty, Jrock ) et des bijoux ( Vivienne Westwood, Alice Nine, Putumayo, Necroromance... ) et de véritables vêtements Japonais de marques connues et reconnues (Moi-même-Moitié, H Naoto, Blood, Aliceauaa, Putumayo, Metamorphose, Atelier Boz, Black Peace now, Jeff dark art, Mar Jour)"


17 rue Lagrange, 75005 Paris
Métro Maubert Mutualité, ligne 10


Sinon, j'aimerais bien avoir l'avis de ceux qui y seraient déjà allés. :)



<3

le 10/04/2008 à 20h44

7 avril 2008

°o... Snow ...o°

After Forever [Emphasis]

le 11/05/2008 à 22h59


Hum... le contenu de ce blog n'est vraiment pas varié, je m'excuse. U_U

Je viens de découvrir le groupe After Forever, qui m'a beaucoup rappelé Epica
(logique -> Mark Jansen a créé le groupe après avoir quitté After Forever... ^^"")
donc voici Emphasis, une chanson que j'aime particulièrement :)
(ce qui n'est pas le cas du clip, mais bon... XP)

 

The game is over, time has taught life
Open your eyes and embrace our so-called paradise
All the notions and thoughts
Devise a way to make it yours
The enigma of a reason

How can life be what you want it to be
Find the emphasis in your own reality

Deviate from the search with episodic glimpses
Of a spectrum no one can see or feel, nor declare

Slowly become aware life knows its prophecies
Find the emphasis in your own reality

In all life you see
A sudden shifting of events
What's coincidence, what's faith?

The ambiguity makes the sense of our
destiny worth searching for
What can it induce?

If our being was omniscient?
There's so much you'll never know, but

Your life will be what you want it to be
Find the emphasis in your own reality

Colloque Sentimental (Verlaine)

le 12/05/2008 à 21h52





[...un très beau texte...]


"Colloque Sentimental"



Dans l
e vieux parc solitaire et glacé
Deux
formes ont tout à l'heure passé

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont mol
les
Et l
'on entend à peine leurs parole
s

Dan
s le vieux parc solitaires et glac
é
Deux
spectres ont évoqué le pas


-
Te souvient-il de notre extase ancienne?

- Po
urquoi voulez-vous donc qui'il m'en souvienne?

- T
on coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vo
is-tu mon âme en rêve?- Non
.

- Ah! les
beaux jours de bonheur indicib
le
Où nous
joignions nos bouches! - C'est possible


- Qu'il éta
it bleu, le ciel, et grand, l'espoir!
-
L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noi
r.

Tels i
ls marchaient dans les avoines
folles
Et la
nuit seule entendit leurs paroles


Paul Verlaine (Fêtes Galantes)

"I'm afraid, so afraid..."

le 12/05/2008 à 22h10

Je viens juste de retrouver cette histoire au milieu des inombrables dossiers de mon ordi... la voici, même si je ne sais plus d'où je la tiens.



Do
rmir...
..
.
Maintenant cette idée la terrifiait.
M
algré la douce chaleur de la couette qui l'invitait au sommeil, elle n'arrivait pas à dormir, elle ne savait que trop ce qui
l'y attendait :
Il y ava
it ce rêve.
Cet effroya
ble rêve, enfermée dans cette boîte sans lumière et trop petite pour la laiss
er bouger.
Ce cauchemar, empri
sonnée dans ce cercueil, qui finissait toujours par voler en éclats...

... et puis cette horrible sensatio
n de chute qui s'ensuivait chaque nuit.
Quand elle av
ait fait ce rêve pour la première fois, elle s'était réveillée, terrifiée, tellement marquée qu'il lui fallut bien une heure avant de pouvoir se rendormir. Puis la nuit suivante, et encore celle d'après... toutes les nuits, ce rêve revenait, hantait son sommeil... et pendant le jour, ne lui laissait plus que la crainte de la prochai
ne nuit.
Elle avait bien
essayé d'en parler à ses amis, même à ses parents, mais elle n'avait trouvé aucune oreille attentive à ses problèmes. Alors entre moquerie et inattention, elle finit par se renfermer petit à petit sur
elle-même.
Deux semaines
s'étaient écoulées depuis. Il était maintenant une heure du matin... et malgré la peur, elle avait fini par se laisser alle
r : elle dormait.
Elle ouvrit les y
eux sur le néant, aucune forme ne se détachait dans cette complète obscurité. Elle se retrouvait une énième fois enfermée, allongée dans cette boîte tellement étroit
e qu'elle ne pouvait pas même relever les bras.
Surtout il fallait qu'elle reste calme : les premières fois, elle avait complètement paniqué, mais cela n'
avait rendu l'expérience que plus dure.
Le ma
nque d'air se faisait maintenant sentir, mais elle se tenait tranquille, elle savait qu'il ne fallait pas lutter, elle attendait, immobile, telle une momie dans son sarcophage, que celui-ci daigne s'
ouvrir.
Et encore une
fois ce grand fracas assourdissant qui venait de toutes parts, et les parois de ce cercueil qu'elle sentit propulsées loin d'ell
e.
Son corps
s'en trouvait ains
i libre...
... libr
e d'être emporté vers cette chute
vertigineuse...
Elle avait déjà désespérément essayé d'éviter cette effroyable chute en s'accrochant aux parois avant que tout ne se disloque. Mais elle n'arrivait à s'agripper d'aucune façon à leur surface lisse... et à chaque fois elle tombait, et instantanément l'horrible sensation de vide et de chute la tirait du
sommeil.
Mais maintenant, elle voulait que tou
t cela
s'arrête.
Elle voulait percer le secret de
ce cauchem
ar obsédant et récurrent.
Cette fois-ci
, elle ferait tout pour savoir ce qui l'attendait au bout du rêve..
. après la chute.
Le silence étai
t absolu, même pas le bruit du vent autour d'elle, d'ailleurs elle ne sentait pas d'air sur sa peau... Elle ne ressentait que ce vertige, cette affreuse sensation de chute qui la terrifiait et lui retournait l'estomac. Elle paniquait, mais résistait, elle gardait ses yeux vigoureusement fermés et cherchait péniblement à se calmer. Elle se sentait de plus en plus envahie par la nausée, le vertige
et la peur.
Puis un son lui perça les tympans
: aigu et strident, tel grincement ininterrompu. Elle se tint les oreilles à deux mains, elle essaya de crier, mais sûrement couvert par ce bruit atroce, elle n'entendit aucun son sortir de sa bouche. Le bruit augmentait, devenait complètement insupportable, elle allait devenir folle si cela continuait. Et subitement, l'insoutenable crissement s'interrompit... le silence re
vint.
Puis progressivement,
le calme s'installa à nouveau en elle, peu à peu la sensation de chute se dissipa, et lentement tout son corps lui sembla plus reposé, plus détendu, lui donnant finalement l'impression d'être enveloppé dans du coton. Elle se sentait plus calme, presque somnolente, comme à demi endormie, comme si tout s'éloignait petit
à petit...
... Elle se réve
illa, allongée dans son li
t.
La lumière était allum
ée, sa mère, agenouillée à ses côtés, la regardait tendrement, son doux visage éclairé par la chaude lueur de la lampe de chevet. Elle se sentait en sécurité, calme et reposée. Elle voulu alors dire à sa mère qu'elle était contente de la voir, de la sentir près d'elle après cette expérience terrible... Mais elle n'arrivait pas : ses lèvres ne bougeaient pas ! Elle essaya plusieurs fois, mais elles restaient inexorablement figées. Paniquée, elle tenta de bouger la tête, mais sans résultats. Puis, horrifiée, elle essaya de bouger un bras ou une jambe, pourtant son corps resta invariablement immobile. A part ses yeux, elle demeurait complètement figée, et c'est quand elle les tourna à nouveau vers sa mère que sa terreur fut totale : Elle se décomposait devant elle, sa peau n'était plus qu'une croûte grise qui tombait en lambeaux, laissant apparaître la chair rougeâtre et suintante. Des centaines de vers commencèrent à sortir de toutes ses plaies et rampaient maintenant partout sur son corps. Ses lèvres finirent par pendre, se détachèrent progressivement, et finalement tombèrent, laissant ses mâchoires à nu. Son sourire n'était plus, il avait fait place à deux rangées de dents pourries. Puis les paupières suivirent, et tombèrent à
leur tour...
E
lle avait envie de hurler, de pleurer, mais elle ne pouvait rien faire, impuissante, figée dans ce lit, avec le spectacle de ce qui restait de sa mère se décomposant devant elle. Son effroi atteignit des sommets : Ce qui n'était plus qu'un cadavre décomposé se penchait vers elle, et tendait lentement une main vers son visage ! Elle essaya de se débattre, mais toujours figée, elle ne put qu'assister, impuissante, à cette main qui vint lui caresser doucement la joue : Elle était humide et glacée. Sa joue devint de plus en plus froide, puis ce fut tout son visage qui s'engourdit. Très vite, elle sentit tout son corps se geler... un immense froid l'envahit, la mordit, la dévora. Et petit à petit elle se sentit partir, s'éloigner. Elle percevait de moins en moins le froid... tout s'assombrissait,
tout disparaissait...
Le le
ndemain, ses parents la trouvèrent morte dans son lit : étouffée pendant la nuit : L'analyse révéla qu'elle souffrait d'apnée du somme
il.
Le réveil caus
é par la sensation de chute lors de ses cauchemars l'avait empêché de succomber à l'étouffement... Sauf cette nuit où elle avait cherché à savoir ce qui pouvait se cacher derrière cet abîme, au-delà de ce gouffre dans lequel elle tombait chaque nuit...
Dormir.

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